« Une Saga D'Outre Monde »

It seems to be a very long time since I last essayed one of these translations from another language into
English, and of all languages I find French the hardest to work with on account of the utterly different
idioms they have.  But this one was almost a joy to translate...  It comes from the January 1974 issue of a
glossy French rock mag called « Best » and here is the article in the original French (yellow text) and also
in English (my translation, cyan text)

Below: a soggy afternoon on the Embankment, London, maybe November 1973.  L-R Simon King, Dave
Brock, Lemmy, Bob Calvert, Stacia, Del Dettmar, Renee (I think) and Nik
Turner
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Une Saga D'Outre Monde

« Et quand ce temps aura atteint sa plénitude, la
prophétie devra s’accomplir et les seigneurs du
faucon reviendront frapper le pays.  Les puissances
de l’ombre seront châtiées, les cités rasées et
transformées en jardins.  La paix reviendra pour
chacun.  Car n’est-il pas écrit que le glaive est la
clé du paradis et de l’enter ? »

(Saga of Doremi Fasol Latido, Psalm 14)

Hawkwind est revenu à Paris,  Le temps de la
prophétie était sans doute arrivé.  Cela faisait bien
deux ans que l’on ne les avait plus vus, exception
faite de la courte incursion qu’ils avaient faite l’an
dernier dans le Nord du pays.  Et voilà qu’ils
étaient à nouveau là, devant nous, dans l’ombre qu’
ils ne quittent jamais.  A les voir comme cela, avec
leurs regards vagues et incertains, comme voilés des
rêves opaques, figés dans leur pose impassible,
presque hiératique, ils ont vraiment l’air de venir d’
ailleurs, d’une inconcevable planète fauve dansant
hors du temps sur las plus folle des orbites. Comme
si le plus incroyable vaisseau spatial venait de les
déposer à l’instant.

Nik Turner, le saxophoniste, doit être un extra-
terrestre.  Pour lui, la vie s’est transformée en un
trip sans fin, assumé jusqu’au bout.  A croire qu’il
n’est qu’une émanation de sa propre musique.  Il n’
est pas fou, non, il vit simplement ses rêves.  Ses
compagnons, Dave Brock (guitare-chant), Lemmy
(basse-chant), Simon King (batterie), Del Dettmar
(synthétiseurs) sont d’une apparence plus «normale»
mais leur musique est ivre, insensée, onirique jusqu’
à l’extase.  Musique d’un cosmos trépidant, malade
de son infinitude, musique errante sur fond d’
étoiles, musique qui semble venir à vous pour vous
emmener avec elle, le plus loin possible.  Oui, partir.

Nous sommes nés pour partir / aussi loin que nous
pouvons voler / tournez, rêves  électriques /au sein
de la  réalité
(Born To Go)

Hawkwind, c’est une vertigineuse invitation à l’
évasion, et, symboliquement, leur « Space Ritual » ,
ce gigantesque show qui se poursuit sans la moindre
pause pendant plus de deux heures, commence par «
Born to Go », l’hymne du départ comme raison de
vivre.  Le groupe n’a qu’un seul but : faire décoller
les gens, leur faire oublier la grisaille terrienne, es
ponger au sein de la plus onirique des odyssées
spatio-temporelles.  C’est pourquoi les musiciens
jouent dans un quasi-invisibilité : on se doit d’
oublier leur réalité technique et humaine, seule leur
musique doit exister.  

Cette dernière constitue bien sur le support essential
du voyage par le savant dosage de deux
composantes.  Le premier de ces éléments est l’
infernal rythme soutenu par le combiné basse-
batterie qui s’impose au centre de la musique par
son martèlement, par le climat obsessionnel qu’il
instaure, qui envoûte l’auditeur et l’emmène au sein
de la matière musicale, comme par hypnose.  
Hawkwind, au fil de ses albums, a perfectionné ce
procédé d’hypnose rythmique alliée à la constitution
d’un climat oppressant.  

Le premier bassiste, John Harrison, avait déjà un
rôle mélodique et thématique important mais c’est
Dave Anderson, qui avait laissé Amon Düül II à l’
appel de son ami Hugh Lloyd, lui le maître des
climats grandioses de « Yeti » et que l’on entend sur
« In Search Of Space », qui imposa la présence
fascinante de la basse, tout au premier plan, recette
qu’a suivie à la lettre l’actuel bassiste, Lemmy.  
Quant à ce son de batterie, effroyablement binaire
mais rendu tourbillonnant par d’infinis roulements,
ce fut le drummer originel, Terry Ollis (celui qui
montait sur scène en petite tenue), qui le créa et son
successeur depuis 1972, Simon King, a encore durci
et accentué ce sound.  Une fois lancé par ces
rythmes fous, l’on accède dans las sphère des rêves.

Musique de rêve, irréelle, flottante ou brûlante,
voilà le seconde composante : Del Dettmar et ses
synthétiseurs fous font tournoyer autour de vos mille
chimères électroniques : le sax de Turner (quel
musicien original celui-là) coasse comme une
gargouille gélatineuse ; la flûte plane, transformée
par l’amplification : et Dave Brock, tire de sa
guitare des nappes-accords qui s’étirent, magiques,
ou de magnifiques envolées à la saveur d’outre-
monde (une saveur curieuse qui tient à un jeu
particulièrement original, là encore, reposant sur
une conception personnelle des crescendos et
descrendos).  Ainsi la musique-rythme a conduit à
la fascination ultime de la musique-rêve.

Les couleurs changent, je me tiens debout / Ames
qui hurlent, visions dans la nuit
(You Know You’re Only Dreaming)

En plus de la musique, qui constitue déjà la plus
troublante des quêtes, tout un environnement
prolonge le dépaysement.  Le light show de « Liquid
Len and the Lensmen » tout d’abord, véritable chef-
d’œuvre en soi, qui transforme la salle plus insipide
(en l’occurrence Olympia) en une immense voûte
céleste où glissent des machines, où dormant des
planètes livides, où planent les monstres et les
dieux.  Débauche de couleurs, de rythmes.  Un bal
cosmique.  Nous sommes déjà très loin.  La terre n’
existe plus.  

Les ombres fantastiques des musiciens se découpent
sur l’espace qui vit au rythme de leur musique,
tantôt forcenée, tantôt étale.  Et Stacia apparaît sur
le devant de la scène.  Stacia est la femme, une
créature formidable, au sens physique du terme,un
colosse féminin dont il se dégage une insoutenable
impression de puissance et de volupté, et non de
difformité.  Elle fait penser à une déesse-mère de l’
Antiquité.  Cybèle.  Sa danse, décomposée par les
stroboscopes, est un suite de poses hiératiques.  
Statue vivante ?  Robot de chair ?  On ne sait.  
Musique, lumières, danse, cinétique : l’art de
Hawkwind est complet, il est un spectacle entier à
lui seul, multipliant ainsi les visions et les
sensations.  Le théâtre de l’espace.

L’homme est le plus petit cosmos complet qu’il y a
dans cet univers.  En lui se trouve la nature entière
et ses éléments. Il contient la substance du système
solaire et les énergies du monde stellaire.  Il est un
microcosme de l’Absolu.
(The Hawkwind Log)

Les morceaux se succèdent. On s’enfonce dans la
nuit (« Down Through The Night ») et le rêve («
You Know You’re Only Dreaming »).  Et soudain, c’
est l’explosion : « Brainstorm ».  La folie et la
paranoïa de l’homme emplissent le cosmos.  Car
Hawkwind sonde aussi les espaces intérieurs, le
microcosme humain.  

C’est là une constante de sa « philosophie » et une
vocation qui s’exprima dès son premier album (en
1970).  Oui, le premier LP de Hawkwind.  Quelle
merveille! La guitare sublime de Hugh Lloyd, les
chuintements électroniques de Dik Mik (deux
hommes qui sont partis depuis, le premier en 71, le
second cette année) magnifiaient ce voyage intra-
spirituel : « Be Yourself », « Paranoïa », « Seeing
It As You Really Are », le miroir des illusions
reflétant les grimaces de l’esprit, et tout cela dans
la matière changeante d’un rock pink-floydian
(dans l’accomplissement de ce terme).  Musique
malade.

Puis Bob Calvert est venu.  Calvert le poète
underground, qui emmena Hawkwind « In Search
Of Space » : un second album qui créa pleinement
et le sound Hawkwind, et cette pensée à deux faces
qui l’anime, tournée d’un côté vers l’homme et sa
gangrène et de l’autre vers les espaces vierges du
cosmos et du temps.  

La musique de Hawkwind, en effet, n’est pas
gratuite.  Elle se rattache à une conception
ésotérique et philosophique de l’univers avec pour
centre (mais centre d’angoisses) l’homme.  Et le fait
que le célèbre auteur Michael Moorcock se soit
joint récemment au cercle montre toute la valeur de
cette belle philosophie qui fait rêver (voir le livret «
The Hawkwind Log » dans « In Search Of Space
»).  Dès lors Hawkwind put unifier son chant, en
faire une saga (« Doremi Fasol Latido »), puis un
magnifique rituel (« Space Ritual »), errant ainsi de
l’aventure au mysticisme, du rêve à l’intelligence d’
un monde. Calvert n’était pas à Paris, dommage…

Je suis le centre de l’univers
Le vent du temps souffle grâce à moi
Et tout se meut par rapport à moi
Tout est une fiction de mon esprit
Dans un monde que j’ai façonné
Je suis chargé d’énergie cosmique
Mais est-ce le monde qui est devenu fou, ou est-ce
moi qui le suis?
(Master Of The Universe)

Et le « Space Ritual » se poursuit, trépidant,
haletant, avec ses grands cris d’extase.  Après l’
envol, l’espace, les angoisses, les découvertes,
toutes les péripéties d’une saga multicolore où
nombre de nouveautés passionnantes s’ajoutent aux
morceaux plus connus comme « Seven By Seven », «
The Watcher », « Brainbox Pollution », c’est le
couronnement final : le centre de l’univers est
atteint, terme de cette ascension qui semblerait ne
plus finir tant la pulsation rythmique a vaincu notre
conscience du temps.  

Le maître de l’univers est là, qui s’interroge.  L’
apothéose : « Welcome To The Future », c’est fini.  
« Silver Machine » ne sera joué qu’en rappel : le
tube ne peut faire partie du voyage, il n’a pour but
que d’amener d’autres disciples aux seigneurs du
faucon.  Voilà une preuve de lucidité.  

Et ils sont repartis dans leur univers à eux, nous
laissant dans la grisaille mais avec notre esprit tout
empli de rêve.  Dehors, devant l’Olympia, les gosses
avaient le vertige.  C’est beau, non ?

-Hervé Picart
Out Of This World

"And in the fullness of time, the prophecy must be
fulfilled, and the Hawklords shall return to smite
the land.  And the dark forces shall be scourged, the
cities razed and made into parks.  Peace shall come
to everyone.  For is it not written that the sword is
key to heaven and hell?"

(Saga of Doremi Fasol Latido, Psalm 14)

Hawkwind have returned to Paris: the time of the
prophecy has undoubtedly arrived. This makes it
well over two years since they were last seen here,
apart from the brief incursion they made last year to
the north of the country.  But here they were before
us once more, lurking in the shadows which they
never leave.  Beholding them thus, with their vague,
unseeing glances, like dark twisted dreams, fixed in
an impassive, almost stylized stance, they really do
seem to have come from some inconceivable dun-
coloured planet, dancing out of time on the
strangest of orbits. As if the most incredible
spaceship had just deposited them there at that very
moment.

Nik Turner, the sax player, must be an extra-
terrestrial.  For him, life has been transformed into
an endless trip, taken to its logical conclusion: the
belief that he himself is nothing more than the
incarnation of his own music.  He is not insane
[debatable :-)], but is simply living his dream. His
companions, Dave Brock (guitar, vocals), Lemmy
(bass, vocals), Simon King (drums) and Del
Dettmar (synthesizer) are of a more "normal"
appearance but their music is intoxicated,
unselfconscious, dreamlike to the point of ecstasy.  
Music of the pulsating cosmos, weary of its
infinitude, wandering from the depths of the stars,
music which seems to come to you to take you
along with it, as far as possible. Yes, it's time to
leave this world today...

We were born to go / as far as we can fly / turn
electric dreams / into reality
(Born To Go)

Hawkwind offer a vertigo-inducing invitation to
escape, and, symbolically, their "Space Ritual", a
gigantic show which continues without the slightest
pause for over two hours, starts with "Born to Go",
an anthem of departure as the whole reason for
existence.  The band have a single goal: to levitate
people, to make them forget the drabness of day-to-
day existence, to draw them into dreams of travel
through time and space.  This is why these
musicians play in semi-invisibility: you have to
forget their human and technical reality, and focus
solely on the existence of the music.

The latter performs the function of life support on a
scientific voyage, by dint of two components. The
first of these elements is the infernal rhythm
provided by the combination of bass and drums,
which dominates the music with its pounding and
the obsessive atmosphere it generates, spellbinding
the listener as if by hypnosis.  Hawkwind, through
the thread of their albums, have perfected this
process of rhythmic hypnosis allied to the creation
of a foreboding mood.

Their first bass player, John Harrison, already had a
melodic and thematically important role.  But it was
Dave Anderson, the main impetus behind the
imposing atmospherics of "Yeti", but who left Amon
Düül II at the behest of his friend Huw Lloyd-
Langton, that we hear on "In Search Of Space".  
There he imposed the compelling presence of the
bass, high in the mix, a recipe followed to the letter
by the current bass player, Lemmy.  As for the
drum sound, awfully primitive but possessed of
endless rolls, it was the original drummer, Terry
Ollis (who would go on stage wearing very little),
who created it and his successor since 1972, Simon
King, further hardened and accentuated this style.  
On the launch-pads of these insane rhythms, one
reaches the sphere of dreams.

This music of dreams and unreality, by turns  
floating and grinding, depends on a second set of
components:  Del Dettmar and his mad synthesizers
invoke a thousand whirling electronic chimeras: the
sax of Turner (what an original musician he is)
croaks like a gelatinous gas pipe; the simple flute is
transformed by amplification: and Dave Brock pulls
magical sequences of barre-chords out of his guitar,
yielding magnificent flights of an other-worldly
savour  (an intriguing tang which is due to a
particularly original playing style, based on a
personal design of crescendos and diminuendos).  
In this way the rhythms give rise to the ultimate
fascination of these dreams-made-music.

Colours change, I stand upright / screaming souls in
the night / visions of you know you're only
dreaming
(You Know You're Only Dreaming)

As well as the music, which already comprises the
most disorientating of sensations, a total
environment prolongs the trip into space.  First of
all, the light show of  "Liquid Len and the
Lensmen", himself the chief architect of the
environmental experience, transforms the most
insipid room (like the Olympia) into an immense
vault of heaven where machines glide between livid
planets, dwellings of gods and monsters.  This riot
of colours and rhythms conjures up a cosmic ball â
€“ the audience are already transported far beyond
the earth.

The phantasmic shadows of the musicians are
projected onto the space generated by the rhythms
of their music, sometimes frenetic, sometimes
laidback.  And then Stacia appears at the front of
the stage.  Stacia is Woman, a wonderful creature,
in the most physical meaning of the term, a female
colossus from whom is released an overwhelming
impression of power and pleasure, rather than
enormity.  She conjures up the spirit of some
Mother Goddess of antiquity, such as Cybèle.  Her
dancing, fragmented by the stroboscopes, is a
succession of stylized stances: living statue?
android?  It's hard to say.  Music, lights, dance,
kinetics: the art of Hawkwind is total, an entire
spectacle that is complete unto itself, thus
multiplying the visual and the sensual - the theatre of
space.

A man is the smallest complete Cosmos in this
Universe.  Within him is all Nature and the
Elements.  He contains the substance of the Solar
System and the energies of the stellar world.  He is
a microcosm of the absolute.
(The Hawkwind Log)

The band's numbers follow one another.  The
audience are taken to the dark of night ("Down
Through The Night") and into the land of dreams
("You Know You' Re Only Dreaming").  And
suddenly, there is an explosion, with "Brainstorm".
The madness and paranoia of Man fills the cosmos -
because Hawkwind also probe into inner space, the
human microcosm.

Their 'philosophy' is a constant and was a vocation
first expressed on their debut album (in 1970).  That
first LP by Hawkwind was amazing!  The sublime
guitar of Huw Lloyd-Langton, the hissing
electronics of Dik Mik (two members who’ve
since left the band, the first in 71, the second this
year) magnifying this intra-spiritual voyage: "Be
Yourself", "Paranoia", "Seeing It As You Really
Are", the mirror of illusions reflecting the
contortions of the soul, and all done with the fluidity
of a more rock 'n' roll pink-floydian style (of which
this was the epitome): a troubled kind of music.

And then...Bob Calvert came. Calvert the
underground poet, who led Hawkwind "In Search
Of Space": a second album which fully realized the
Hawkwind sound, and a conceptual duality - with
one side focusing on Man and his corruptibility, and
the other looking towards the virgin expanse of
space and time.

The music of Hawkwind, in fact, is not unbound. It
is based upon an esoteric and philosophical concept
of the universe centred on Man (and/or his
neuroses).  And the fact that the celebrated author
Michael Moorcock recently joined the group shows
the strength of this beautiful philosophy that
underpins their dreams (see the "Hawkwind Log"
booklet which came with "In Search Of Space").  
Consequently Hawkwind were able to thematically
unify their songs, to make a saga of them ("Doremi
Fasol Latido"), and then a splendid ritual ("Space
Ritual"), so wandering from adventure, via
mysticism, to the dreams of a planetary
intelligence.  What a pity it was that Calvert was not
present in Paris...

I am the Master of the Universe
The wind of time is blowing through me
and it's all moving relative to me
It's all a fiction of my mind
in a world that I designed
I'm charged with cosmic energy
Has the world gone mad, or is it me?
(Master Of The Universe)

And so the "Space Ritual" unfolds, pulsing and
panting with great cries of ecstasy.  After take-off,
the journey encompasses space, fear, discovery,
and all the adventures of a multi-coloured saga, in
which a number of enthralling innovations are added
to better-known pieces like "Seven By Seven", "The
Watcher" and "Brainbox Pollution", the crowning
glory.  The centre of the universe is reached in a
crescendo of seemingly endless rhythmic pulsation,
so much was our awareness of time overcome.

The Master of the Universe is featured, with its self-
interrogatory motif.  But the apotheosis comes with
"Welcome To The Future" with which the Ritual is
finished.  "Silver Machine" will not get played,
except in the memory: the doorway cannot form
part of the voyage, it only exists to introduce new
disciples to the Hawklords (this being one proof of
their clarity of purpose).  

And then they depart once more for their universe,
leaving us filing out into the greyness, but our spirits
flushed with the stuff of dreams.  Outside, in front
of Olympia, the kids were still reeling.  Brilliant,
wasn't it?!

-Hervé Picart