« Hawkwind, reception cinq sur cinq »

Wot? This article from the January 1974 issue of « Extra » (a French rock mag) reviews their live gig at
the Paris Olympia on 11th November 1973.  It's presented in the original French (yellow text) and also in
English (my translation, cyan text)

Below: not quite the right line-up: L-R Del Dettmar, DikMik, Nik Turner, Stacia, Lemmy, Simon King
Chats & Interviews <|> Gig/Tour/Festival Reviews <|> CD/DVD/Book Reviews <|> Photo Galleries
Free Hawkwind Downloads <|> Resources <|> Other Features
News <|> Links <|> Search <|> Site Map <|> Home
Si l'on se souvient du passage contesté d'Hawkwind
en ce même lieu en décembre 71, leur nouvelle
rencontre avec le public parisien s'est cette fois
soldée par un succès sur- prenant. II faut dire
qu'entre-temps le groupe après divers changements
de musiciens et un tube, « Silver machine », s'est
affirmé en Angleterre de par sa forte personnalité.
De plus, les insupportables effets de stroboscope ne
sont plus permanents, mais employés à bon escient.
Deja, l'an passe, à Faches-Thumesnil (près de Lille)
on avait pu noter une certaine réduction de ces
aveuglants éclairs. Pour ce nouveau passage
d'Hawkwind en nos murs 1'on constate que
1'experience a servi la formation avec discernement.
Aujourd'hui le stroboscope complète, s'intègre à la
musique d'Hawkwind et ne la dessert plus comme
par le passe.

En effet, en six albums depuis 1970 (dont deux
parallèles, «Greasy truckers party » et « Revelation
»)   Hawkwind s'est affirmé au-delà des frontières
de l'underground anglais, et cela sans concession
notoire. Leurs simples, «Silver machine » ou «
Urban Guerilla », s'ils sont devenus des hits, n'en
sont pas moins le prolongement de leurs Lp's «
Hawkwind », « In search of space », «Doremi fasol
latido » et le dernier double live «Space ritual», et
non des compromissions vers le succès. La
meilleure preuve en est d'ailleurs leur interprétation
en public, ou ils s'incorporent à merveille au
répertoire.

C'est lorsque 1'on pénètre dans la salle, plonge dans
le noir, que 1'on prend immédiatement conscience
d'être les invites d'Hawkwind. Le matériel est installe
mais libre de tous musiciens et noyé dans la
pénombre, sur le grand écran se découpe le
magnifique light-show du groupe. Un des plus
beaux qui soient. Un à un, Dave Brock: guitare et
chant, Lemmy:  basse et chant, Simon King: batterie
et les initiateurs, Del Dettmar : synthétiser et Nick
Turner: flûte, saxophone et chant, entrent en scène.
Le Space ritual est commencé.

Malgré le changement total de la section rythmique
et la disparition de DikMik, fabuleux électronicien,
par rapport à leur concert de l'an dernier, le sound
d'Hawkwind reste quasiment identique.

La musique interplanétaire d'Hawkwind, sur une
rythmique implacable et répétitive, vous entraîne
ailleurs sous 1'effet, pulsation-impulsion, du
synthétiser de Del Dettmar. Alors, dans l'ambiance
requise, en condition - communication avec
1'univers, la guitare de Dave Brock et le sax de Nik
Turner, sur de courts mais précis vocaux, brisent
les frontières et un autre monde s'ouvre à vous. Au
light-show aux fantastiques couleurs et aux images
magiques, se marient les éclairs fulgurants aux
diverses intensités du stroboscope, et Stacia, déesse
en son temple, danse devant vous dans des parures
sans cesse renouvelées, parfois à demi nue, parfois
déshabille plus que vêtue par un voile ou une cape
phosphorescente. Elle mime, ainsi la musique
d'Hawkwind, faisant partie intégrante du groupe.
Aux nappes orchestrales que tisse le synthétiser, elle
insuffle le geste, le mouvement, la grâce de la
femme vers d'autres horizons.

A 1'electronique elle est une réponse sensuelle. La
musique du groupe n'est jamais froide de par son
environnement et la chaude présence de Stacia,
danseuse dont les vibrations sont totalement liées au
sound d'Hawkwind.

Le rock de 1'ere interstellaire est une réalité
passionnante, et 1'approche-recherche qu'en fait
Hawkwind est une des plus réussies grâce à une
mise en condition idéale a tous les niveaux ambiants.
Ce jour-la, a 1'Olympia, 1'atmosphere désirée était
acquise, aussi la réception fut-elle de cinq sur cinq.
Triomphe.

-Jacques Leblanc
If one remembers the disputed passage of
Hawkwind through this same venue in December â
€˜71, their latest encounter with the public of Paris
was this time accompanied by surpassing success.
It is necessary to point out that in the intervening
period the group, after various line-up changes and
a hit with "Silver Machine", has established a strong
brand in England.  Better yet, the unbearable strobe
effects are no longer constant but are sparingly
employed.  As long as a year ago, at Faches-
Thumesnil (near Lille) one had been able to note a
definite reduction of these glaring flashes. For this
latest visitation of Hawkwind within our walls, a
more mature lightshow was leavened with
discernment.  Today the strobe complements and
integrates with Hawkwind's music and no longer
dominates it.

Indeed, over the course of six albums since 1970
(including two compilations, "Greasy Truckers
Party" and "Revelation") Hawkwind have become
established beyond the confines of the British
Underground, and without grubby compromise.
Their anthems, "Silver Machine" and "Urban
Guerilla", while becoming hits, are nothing less than
extensions of their LP's "Hawkwind", "In Search Of
Space", "Doremi Fasol Latido" and the last double
live "Space Ritual", rather than sellouts.  The best
proof of this is in their inclusion in live sets, where
they fit brilliantly into the band's repertoire.

It's not until you get deep into the venue, plunged
into the dark, that you get a sudden insight into the
attraction of Hawkwind. The equipment is laid out
but absent of musicians and drowned in the half-
light...the band's magnificent light-show, one of the
best in existence, is projected onto a huge screen.
One by one, Dave Brock (guitar and vocals),
Lemmy (bass and vocals), Simon King (drums and
percussion), Del Dettmar (synthesizer) and Nik
Turner (flute, saxophone and vocals), come on
stage.  The Space Ritual has begun.

Despite of the complete change of the rhythm
section and the disappearance of DikMik, the
fabulous electronics guru, compared to their last
concert of a year ago, Hawkwind's sound remains
almost identical.

The interplanetary music of Hawkwind, based on a
relentless and repetitive rhythm, sends you out of
this world on account of Del Dettmar's pulsating
synthesizers. Then, with the right ambience
established, you're in communication with the
universe, the guitar of Dave Brock and Nik Turner's
sax and brief but precise vocals breach the
frontiers, and other worlds open to you. The light-
show with its fantastic colors and magic images
marries with the lightning flashes of the various
intensities of the strobes.  Stacia, a goddess in her
temple, dances before you in ever-changing
costumes, sometimes half naked, sometimes
stripped more than bare by a veil or a
phosphorescent cape.  In this way she expresses
the music of Hawkwind, forming an integral part of
the group. She breathes gesture, movement and an
other-worldly feminine grace into the orchestral
fabric woven by the synthesizer.

The electronics evoke a sensual response from her.
The band's music is never icy in such an
environment, thanks to the warm presence of
Stacia, a dancer whose rhythms are totally in tune
with the sound of Hawkwind.

Space Rock is an enthralling reality, and the
approach that Hawkwind take is one of the most
successful, thanks to a stage show that is perfect
on every level. That day, at the Olympia, the desired
atmosphere was achieved, and the reception they
got was five out of five. A triumph.

-Jacques Leblanc